souvienstoi

LES EPHEMERES 100

Un sentiment d'éternité  se distillait  à l'horizon, le temps  était sans surprise, sans nouveauté,il semblait tourner sur lui-même, ses gestes glissaient  au souffle du vent , j'étais  enveloppé dans ce tourbillon, une étoffe que je ne percevais pas, elle m'emportait vers  un autre lieu indéfinissable, je tentais   de me faufiler à droite, à gauche, avec une seule idée au milieu de mon coeur, celle de m'évader de cette force incontrôlable. J'étais  ce caillou dans cette rivière, posé sur le fond du lit, prisonnier  de cette eau trouble désordonnée, j'avançais péniblement patinant   sur le fond de vie, cette vie  qui roule et hurle, plus fièvreuse que le soleil pour me faire oublier  mon berceau de pluie, ces rives ruisselantes de mes nuits caressaient cette fleur fragile nourrit  de cette terre d'espoir, je m'endormais paisiblement comme un naufragé épuisé d'un rêve en sursis dont  la fin n'est qu'un puits de lumière où le jour pêche la nuit pour que le crépuscule devienne  sublime.....

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