souvienstoi

LES ËPHEMERES 92

Tu es apparue comme ce froid scintillant de ta pâle clarté,des cristaux figés dans l'hiver qui gèle ce coeur d'ennui, sous ta glace sombre qu'un trou béant meurtrit de l'ombre du néant. L'étoffe automnale se dénude de ces couleurs feutrées d'une fin de saison, tu fleuris ce jardin secret protégé par la chaleur d'une passion, éblouissant ta beauté blanche qui habille novembre de perles matinales, que l'aube décore lumineusement de pierres précieuses aux reflets argentés et d'une clarté mélodieuse. Le vent fouette ta chevelure emportée dans une symphonie rugissante, grelottante sans pudeur quand tu dévoiles ce corps appétissant, qu'une caresse du regard suffit à réchauffer le coeur comme une coulée de lave brûlant mon désir d'unir les saisons...

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